Je viens de terminer un challenge formidable :
30 jours consécutifs de running.

J’ai décidé de courir 10k chaque jour pendant 30 jours sans interruption.

Merci à Emily Rudow de m’avoir inspiré ce challenge génial.

Si vous voulez en savoir plus sur Emily et son parcours ou peut-être vous challenger vous-même :  C’est par Ici

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J’espère que cet article vous plaira. Bonne lecture !

28 Juillet 2020

Salut ! Moi c’est Nicolas ! J’ai 41 ans

Je suis un amateur de running, je cours pour le fun et je viens de terminer le #RUN30 CHALLENGE.

Voici mon expérience !

LE COMMENCEMENT

Comme dit précédemment j’ai entendu parlé du challenge #RUN30 via les réseaux sociaux.
Emily a établi un record du monde (validé par le Guiness Book des records), il y a quelques années, avec ce challenge. C’est-à-dire qu’elle a couru 21.1km (soit un semi-marathon) par jour pendant 74 jours consécutifs.

En ce qui me concerne, tout commence à l’été 2019. A ce moment, j’en ai terminé avec un problème de santé qui me suit depuis un bon moment et je ressens donc le besoin de marquer le coup. J’ai retrouvé le plaisir et la motivation pour le sport progressivement et je sens l’envie de faire quelque chose qui sort de l’ordinaire, de me « challenger », de vivre quelque chose de fort face à moi-même.

L’exemple donné par Emily me pousse à tenter l’aventure avec le niveau qui est le mien, évidemment (en ce qui me concerne, je ne suis pas certain de pouvoir courir ne serait-ce que deux semi-marathon à la suite).

Quoi de mieux que le sport pour vibrer, et se sentir fort et vivant !

Alors j’ai décidé de me lancer le 12 août 2020 mais sur une base de 10km quotidiennement, et ce quelques jours après avoir fêter mes 40 ans.

Je démarre et assez vite je me rends compte que je ne suis pas très bien concentré quand je cours. J’ai des difficultés pour être dans ma course. Je suis un peu stressé et fatigué par mon job. Je pense à mille choses en même temps.

Au jour 12, je manque de me faire renverser par un bus parce que je ne suis pas concentré suffisamment sur ce que je fais.
Fort heureusement à bord du bus il y avait un conducteur attentif qui m’a vu débouler dans la rue où il était. J’ai entendu la cloche du bus juste après avoir traversé alors qu’elle retentissait probablement depuis un moment déjà… J’ai eu une sueur froide. Je me suis senti un peu choqué sur le coup. J’ai réalisé après coup le temps de réaction qu’il m’a fallu.

En parallèle, je suis en colère contre moi-même. Cela ne me ressemble pas, moi qui suit habituellement plutôt attentif.

Le jour suivant, au réveil, je n’ai pas réussi à me lever et à me convaincre d’y aller. J’ai trop ressassé cet incident en me disant que c’est trop dangereux si je ne suis pas assez concentré. Il va finir par m’arriver quelque chose.
J’ai laissé tomber…

J’ai passé la journée entière à m’en vouloir, à regretter ma décision. Dans la soirée, je me dis finalement qu’il faut que j’y aille.
C’est trop dommage de laisser passer cela et que tout se termine ainsi.

Je me remobilise. Je jette un oeil au thermomètre.
Il est 20h. Il fait encore 30°C dehors. C’est beaucoup trop pour moi…
Mon challenge se termine là. J’ai échoué…

Mais je m’en veux et je déteste quand je ne peux pas terminer ce que je commence.

Donc me revoilà aujourd’hui pour une nouvelle tentative.

Alors c’est parti !

 

#RUN30 – 1er TIERS

2020 © Nicolas MARIE

Nous sommes le 29 juin 2020. Jour 1

Je démarre ce challenge version 2 avec joie et motivation. Avec joie parce que c’est ma deuxième tentative et je suis vraiment enthousiaste à l’idée de me débarrasser du souvenir de mon premier essai et surtout pressé d’en découdre et de faire mieux cette fois.

C’est la fin juin. Je n’ai pas la meilleure forme ni même la meilleur cadence de course à ce moment là. Cela fait qu’un petit mois que j’ai repris l’entrainement post confinement. Après un arrêt total, cela fait peu pour se remettre en jambe. D’autant que toutes les courses de la saison ont été reportées évidemment. Ma prépa pour le semi de Paris commencée dès Janvier s’est donc arrêtée nette avec le confinement. Et ceci m’a beaucoup peiné. C’est donc difficile de repartir.
Je me lance dans mon challenge à ce moment bien précis et peu importe si je ne me sens pas totalement prêt, cela rendra la chose plus haute en couleur.

Mes 2 premiers jours sont faciles. Je coure 11km les deux jours.

Jour 3
Aie. Première ampoules sur l’extérieur de mon gros orteil droit. Mon corps m’envoie un signal. Il ne doit pas comprendre cette agression : 30km en 3 jours.
Ce n’est pas une véritable blessure, c’est certain. Mais je peux être impacté pour les prochains jours et surtout je pourrais encore en avoir d’autres.
Je suis un peu dans le doute. L’année dernière, lors de ma première tentative, j’ai passé les premiers jours, voire la première semaine, sans encombre (les ampoules sont arrivées après). Je commence à ruminer.
Si je chope des ampoules au jour 3, comment cela va être après ?

aïe

Eh eh ! Ben je n’ai pas le choix !
Je décide évidemment de continuer et je vais prendre soin de mes ampoules chaque minute, chaque heure et chaque jour comme avec un nouveau né. Je mets de la pommade anti échauffement, je me « strappe » les orteils pour éviter au maximum une surenchère d’ampoule ou une plaie qui ferait évidemment beaucoup plus mal.

Les jours suivants sont similaires dans le sens où je décide de faire très attention à ne pas solliciter trop mes appuis et j’emprunte les parcours les plus plats et les plus droits. Et je ne courrai pas plus de 10km dorénavant. Pas de km superflu. Je dois préserver mes pieds et penser sur la longueur.

Cela fonctionne. J’atteins la fin de la première semaine avec un peu de fatigue et des petites douleurs dans mes pieds mais pas de blessures. Mes cuisses et mes mollets sont biens. Je ressens quand même quelques tensions.
Encore une fois, mon corps me fait comprendre quelque chose. Je dois m’étirer (oui, mais je déteste). Et je vais devoir le faire d’avantage au fur et à mesure que j’avance dans mon challenge.

« Note pour les jours suivants : Plus d’étirements avant et après »

Ce dimanche, jour 7, c’est dur de se lever ! C’est probablement aussi le challenge. Le vrai challenge caché derrière les kilomètres : se lever du lit et passer la porte !
Ce matin, je subis mon premier J’ai-pas-envie-ce-matin .

« Il va y en avoir d’autres des matins comme celui-là. C’est sur et certain. Il va falloir faire avec…»

Et c’est vérifiable dans les jours suivants ce premier tiers de challenge : parfois j’ai l’énergie et le jour d’après je me sens lessivé alors que la météo est plutôt encourageante et en ma faveur. Il ne fait pas très chaud pour un mois de juillet, c’est étrange. Habituellement on connaît une première vague de chaleur dés le mois de juin. Mais en ce qui me concerne, c’est bon. La chaleur étant mon ennemie numéro 1 dans mon sport, je ne vais pas m’en plaindre. C’est aussi pour cela que je courre systématiquement à l’aube.

La règle maintenant : continuer, ne pas lâcher des yeux l’objectif et faire avec les mauvais jours !

2020 © Nicolas MARIE

#RUN30 – 2éme TIERS

2020 © Nicolas MARIE / Rocky Balboa album Cover, 2006 © Capitol Records

Jour 12

Chaleur + Insomnie + fatigue = très mauvaise nuit = très mauvais run

Mais alors quand la pluie s’en mêle (bien que l’appli météo avait annoncé 3% d’humidité) et qu’un pigeon me chie sur les cheveux, la tronche et les lunettes, là ça devient franchement dur.
(A la réflexion, quand je vois la quantité de chiasse jaune/blanc, peut-être que c’était un corbeau géant venu de l’espace…)
A ce moment, j’ai pour la première fois une envie de lâcher l’affaire qui me traverse la tête.

Je suis en quête de la fontaine la plus proche pour pouvoir me laver un peu parce que je colle. J’ai les mains qui collent. Mon seul mouchoir que j’ai avec moi a fait son oeuvre mais ce n’est pas suffisant.
J’atteins la première fontaine du secteur. Evidemment il n’y a plus de robinet. Je dois continuer plus loin avec cette formidable odeur de cul de pigeon.

Pire 10k que j’ai pu faire … jusqu’au prochain ^^
Parfois c’est comme si tous les éléments étaient contre vous.

Parfois vous avez besoin d’aide pour continuer. Parfois il suffit juste d’une bonne playlist pour retrouver la motivation pour finir 👊.
Pour ma part un bon vieux Rocky Balboa fait l’affaire.
J’arrive à oublier la pluie et ce maudit pigeon, et je surpasse la fatigue pour arriver au bout de ce run interminable.

« No Easy Way Out ! »

Ces jours-ci, je me rends vraiment compte à quel point il est essentiel de trouver des conseils pour garder la motivation et la concentration. Et tous les petits trucs et astuces sont utiles.
J’ai l’habitude de prendre des photos lors de mes séances de run. C’est un peu un challenge personnel toute l’année, comme un parcours d’inspiration. Et j’utilise toujours ce hashtag #runninginspiration sur les réseaux sociaux.
Cela me rend plus concentré dans mon run et en parallèle, cela apaise mon esprit et me donne de l’évasion car je cherche à faire les meilleures photos, la meilleure composition esthétique ou la lumière/l’ambiance la plus particulière à capturer. Je ne pense pas (trop) à ce que ressent mon corps, à mon rythme de course, à mes difficultés professionnelles ou quoi que ce soit d’autre.

Cela m’aide à profiter de ma course et c’est tout !

Alors pour ce challenge, j’avance dans ma démarche running-inspiration c’est sûr. Mais pas seulement. Le son dans mes oreilles est également important selon la situation. Et la situation change tout le temps.


Parfois, vous avez besoin d’une playlist motivante pour faire l’effort.

Parfois juste d’une playlist paisible juste pour vous évader.

 

C’est exactement ce dont j’ai besoin au jour 14.

Ces jours-ci sont un peu difficiles. Je ressens de la douleur. Mes jambes me font mal à cause de la répétition. Et mon tendon d’achille gauche me fait particulièrement mal.
J’ai laissé Rocky au vestiaire. Je n’ai pas besoin de faire d’effort pour le moment. Je ne veux surtout pas me retrouver à accélérer sans m’en rendre compte. Je dois faire attention. Une douleur aux tendons est une chose sérieuse.

Ce jour-là, je dois y aller doucement. J’ai juste besoin d’une musique douce pour m’accompagner dans une balade paisible et m’échapper de la douleur.
La playlist « Les Petits Mouchoirs » (extrait du film éponyme de Guillaume Canet) est parfaite pour ça. J’ai un sentiment particulier avec ce film. Donc, me souvenir des scènes du film et adapter mon rythme de course au rythme des chansons me plonge dans ce même sentiment que j’ai eu en regardant le film.

2020 © Nicolas MARIE

Par exemple, un moment époustouflant dans l’ambiance de cette matinée ensoleillée si particulière avec des sortes de rayons divins à travers les arbres.

2020 © Nicolas MARIE

Je ne pense à rien, même pas à ma douleur. Et c’est exactement ce que je veux !
Et maintenant vous comprendrez l’avantage d’aller courir à l’aube ! 😉 #EarlyBirdRunForever

« Quand la magie du cinéma rencontre les moments de doute dans le sport, de bonnes choses se passent ! »

Jours 14-15-16.

Je suis sur le point de passer la moitié de mon challenge. A partir de maintenant, je peux procéder à un compte à rebours des jours. Et c’est vraiment cool !
J’ai réussi à stabiliser mon tendon. Plus de douleur. Mes BFF (Best Friends Forever) du moment : rouleau de massage et pommade magique plusieurs fois par jour !

Ces journées sont assez similaires même si je ressens un manque d’énergie. La perte de poids commence à être réelle. Je suis un peu affamé pendant et après mes courses. Je pense à manger tout le temps, toute la journée.
En ce moment, pendant que j’écris cette ligne, je pense juste à la collation que je pourrais avoir. ^^

Pourtant je fais attention à toujours manger sainement et en plus grande quantité pour compenser cette perte de poids que j’ai prévue. Ce n’était pas un objectif précis pour moi, mais je savais que cela arriverait.
C’est le défi qui recommence après la mi-parcours : faire face au manque d’énergie, à la faim et adapter les repas (et résister à certaines tentations…)

Maintenant mon corps a accepté les courses quotidiennes et ne subit plus (sauf la faim ^^). Je me sens plus à l’aise, plus détendu car je ne m’inquiète pas des blessures, des ampoules, etc…
Je fais toujours attention à ce que je fais mais je me sens un peu libre (aussi probablement grâce à l’effet mi-parcours dans mon esprit, je suis peut-être plus confiant) et c’est tellement agréable de commencer à profiter de tout le positif du défi et de tous mes itinéraires en plein air.

Jours 17 à 20

Je suis content. Mes sessions de course sont tellement cool ces temps-ci. J’apprécie vraiment, je ne suis pas en train de subir. Mes jambes tiennent.

Mais… Qu’est-ce que j’ai la dalle !

Je fais le maximum pour m’adapter aussi et manger plus mais j’ai faim quand même.
Si mon corps pouvait parler, je suppose qu’il m’insulterait sur la façon dont je l’attaque d’une manière inhabituelle.

Certains jours je me lève plein d’énergie et le lendemain totalement fatigué et avec moins de motivation. Mais je termine toujours ma course satisfait en arborant mon plus beau sourire et en clamant un Yes !
Merci aux endorphines !

Maintenant, je suis sur le point de terminer le deuxième tiers. Je suis un peu plus près de la fin. 10 jours avant de brandir fièrement le trophée. Mon trophée, mon cadeau.
Cette idée que j’irai peut-être jusqu’au bout apparaît dans ma tête.
Je m’imagine déjà au jour 30. C’est une sensation étrange. Je pourrais me dire : « Ok c’est fait, tu as passé les deux premiers tiers, c’est forcément bon ».
Et c’est peut-être vraiment la situation. Mais le fait est que c’est mon deuxième essai sur ce challenge. Je dois rester concentré. Je pense, par exemple, à mon pied heurtant une racine d’arbre et c’est la chute puis la fracture. Game Over. Je pense à ma cheville qui se tord sur un chemin trop sablonneux. Game Over.
Donc si ce genre de chose se produit, je serai vraiment déçu de terminer mon challenge sur un événement aussi idiot.
Non ! je rejette cette idée !

Il reste 10 jours. Je continue et je ne lâche pas !
J’ai un cadeau à m’offrir !

C’est donc parti pour la dernière ligne droite !

(Mais avant je suppose que je mérite une collation…)

2020 © Nicolas MARIE

 

#RUN30 – 3éme TIERS

 

2020 © Nicolas MARIE

Jour 21

Il est temps de courir mon dernier tiers du challenge. J’entre dans la dernière ligne droite. J’en suis content mais je dois rester concentré encore quelques jours.

Aujourd’hui c’est dimanche. Je sors tôt comme d’habitude. Toujours à 5h du matin.
Ainsi, je peux éviter la chaleur et aussi la foule (surtout les vélos). Je prends la direction du bois.

C’est tellement drôle et étrange à la fois.

Arrivé à la lisière du bois, je croise le chemin de plusieurs groupes de jeunes. Ils viennent de passer la nuit à faire la fête quelque part au milieu des bois. Je le sais parce que ce n’est pas la première fois que je vois ça et aussi j’entends toujours le rythme de l’électro au loin.
Peu importe le chemin que je choisis, je rencontre toujours ces gens sur ma route ici et là. Je ne sais pas si c’est une sorte de fête improvisée ou quelque chose de plus officiel. Mais de toute façon, ce n’est pas un crime.

Ils sont surtout encore un peu ivres. Ils profitent du moment, ils éclatent de rire, parfois ils titubent.
Souvent, ils m’obligent à courir en zigzaguant pour les éviter. Ils ne font pas attention à moi.
Ils ont le visage fatigué et celui-ci devient un point d’interrogation quand ils se rendent compte que je cours là à 6h du matin (non je ne vous espionne pas du tout les gars !)
Parfois, un ou deux d’entre eux me lâchent quelques mots ou blagues et souvent un autre essaie de courir à côté de moi juste pour avoir l’air cool et même parfois à reculons pour épater encore plus la galerie. Mais ça ne dure jamais très longtemps surtout avec une cigarette entre les lèvres.
Cela me fait sourire toute le temps.

Chaque fois, je pense que je pourrais être là avec eux ou n’importe où ailleurs pour profiter de la fête. Mais j’ai choisi de relever ce challenge. Je dois rester concentré et j’ai une ligne de conduite à suivre :

« Pas d’alcool et surtout dormir. »

C’est étrange d’être là à courir dans une humeur ou un contexte différent. J’ai l’impression d’être dans une réalité alternative et nous ne vivons pas la même temporalité.
Eux, animaux nocturnes, finissent leur nuit c’est-à-dire la veille pour moi. Moi, je commence ma journée par un run, c’est-à-dire le lendemain pour eux qui sortent du bois pour aller se coucher.
Voici le moment de philosophie que je vis chaque week-end depuis que j’ai commencé mon défi. Après cela, je continue mon chemin en trouvant toujours de superbes vues à photographier.
Même après 3 semaines de course, même si je ne me réveille pas pleinement motivé, je termine toutes mes courses avec satisfaction. Et je sais que le meilleur moment de la journée viendra : je vais pouvoir manger ce que je veux !

J’ai presque envie de continuer ça pour le reste de l’année, à savoir courir tous les jours. Mais finissons ce challenge avant. Il en reste encore un tiers. Et la chaleur arrive. Ma meilleure ennemie arrive. Les derniers jours pourraient être bien plus compliqués.

Jour 22

La chaleur s’installe en effet. Ce lundi matin est nuageux. Le soleil est encore en train de draguer la lune. Ma course à l’aube a un aspect de course de nuit. Tous les lampadaires sont encore allumés.
Je ne vois pas de rayons lumineux mais j’ai chaud. Mon rythme de course est faible. La nuit n’a pas été calme, je n’ai pas bien dormi. Le haut de mon dos m’a fait mal toute la nuit avec une sorte de contracture. Je n’arrivais pas à trouver la bonne position pour m’endormir.
Donc avec ce temps humide, j’ai besoin de m’arrêter souvent pour me rafraîchir.

Demain sera un autre jour ! Et je ne me plains pas, je suppose que j’ai de la chance par rapport à l’année dernière où nous avons eu une canicule très tôt en juin.

Jours 23-24-25

Comme une routine s’installe, mes sessions de course se ressemblent à nouveau. Je les vis à l’image de ma forme générale : un jour en grande forme, un jour avec une tête fatiguée à cause d’un mauvais sommeil (c’est comme si un voisin avait écouté la musique jusqu’à 2h du matin… non je ne signale personne ^^ )
Maintenant, j’ai besoin d’une double ration de rouleau de massage. Mes jambes se sont plutôt bien accommodées même si je ressens des tensions plus souvent. C’est la loterie.
Parfois les cuisses, parfois les mollets, parfois dans mes fesses (genre sciatique), et parfois j’ai un peu peur d’un début de tendinite.
Je suppose que ce sont des douleurs sans gravité maintenant. Je l’espère. Mais je dois être consciencieux en m’étirant et en utilisant le rouleau de massage autant que possible.
Je me souviens que c’est ma deuxième tentative. Je ne veux pas laisser le hasard interférer dans mon challenge.

Le train est en marche maintenant. Alors je vais jusqu’au bout !
Plus que cinq jours !

Jour 26

Juste quelques mots.
Pas bien aujourd’hui. J’ai eu une autre mauvaise nuit et j’ai une sorte de trouble intestinal. Je ne cours pas joyeusement.
On verra demain. Je croise les doigts pour que ça n’empire pas.
Si tu me cherches, je suis probablement dans le coin :

Jour 27

Ce 27éme jour est un peu mieux. Hier soir, j’ai juste cuisiner une pasta nature et rien d’autre avec. Pas de viande, pas de légumes, pas de pain ou de choses avec des fibres ou de la sauce. Juste des pâtes. Pour être sûr de calmer mon ventre.
Même si je passe encore un peu de temps ce matin aux toilettes […], c’est plutôt bien.
Ma course est meilleure qu’hier. J’ai pu oublié mon bidon quelques temps.

J’essaie de nouvelles variantes de mes itinéraires habituels dans les bois. Il y a tellement de possibilités au « Bois de Vincennes ». Je suppose que je pourrais courir 1 an sans emprunter toutes les combinaisons de chemins. Plutôt cool de changer et renouveler mes itinéraires. Cela me motive plus longuement.

Finalement j’ai couru 12km. Mon cerveau n’a pas bien estimé la distance.

Jour 28

Oups !
Hier, j’ai travaillé sur mon ordinateur.
J’ai complètement oublié le rouleau de massage dans la journée.
Je ne fais que payer cela aujourd’hui.

Mes mollets me font mal ce matin. Je cours comme un canard. Et j’essaie de ne pas trop pousser sur mes appuis dans les montées.

Et en parlant de canards, je viens de rencontrer une tribu d’oies. Tant de monde en même temps au même endroit.
Elles n’ont pas du tout peur de moi (même avec mon t-shirt vert fluo). Mais le seul petit chien à 100 mètres les rend toutes nerveuses.
Moment tellement drôle et instructif !

Jette un oeil à cela ! ^^

2020 © Nicolas MARIE

J’ai finalement battu toutes les oies pendant la course et j’ai survécu à mes douleurs aux mollets. J’ai fini ma course. Satisfaction encore !
C’est presque fini.

2 jours restant ! Je ne réalise pas encore vraiment.

Jour 29

Rien de spécial. Mon run est bon. Je suis frais comme un gardon. Je pense à demain : mon dernier jour. Je n’y crois pas. Je suis en train de le faire ! Je suis en train de terminer mon challenge des 30 jours consécutifs de course. Mais restons concentré. Une chute est si vite arrivée.

Dans la soirée une idée folle me traverse la tête. Pourquoi ne pas tenter un double challenge pour mon dernier jour de run : courir un marathon pour le dernier jour. La course reine !
D’autant qu’en temps de pandémie le marathon de Paris officiel a été annulé et je me préparais depuis début janvier pour cette échéance.
Je crois qu’en pensant à cela, je me suis simplement dit :

« S’il y a un moment pour le faire, c’est maintenant »

La décision vient d’être prise et je prépare tout l’équipement pour mon ravitaillement. Pour mon dernier jour, je vais me lancer dans mon premier marathon. Je l’ai tant rêvé et redouté à la fois.

Mes armes de combat :

Jour 30

Comme un vieil ami disait :

« Yo Adrian ! I did it ! »

2020 © Nicolas MARIE

Ma face qui se décompose tout au long de ce dernier run ! 🙂

2020 © Nicolas MARIE

Tous les chronos et les parcours.

2020 © Nicolas MARIE

2020 © Nicolas MARIE

LE MOT DE LA FIN

Je suis Nicolas. Aujourd’hui, j’ai 41 ans. C’est mon anniversaire.

Après ma deuxième tentative, je viens de terminer mon défi 10k #RUN30 !

Je suis fier et heureux d’avoir enfin terminé.

Parfois génial, parfois très dur (comme juste se lever et passer la porte…)
Toutes ces courses étaient pleines de beaucoup de sentiments et d’émotions différentes.
Parfois j’étais fort, parfois j’étais sur le point de lâcher prise.

C’était vraiment une super expérience ! Aujourd’hui est un jour si parfait. Quel cadeau à moi-même !
Et oui ! Il y aura finalement de bonnes choses en 2020 ! (Fuck Covid-19)

Merci à Emily Rudow de m’avoir inspiré ce défi.
Et aussi merci aux endorphines pour le plein de bonheur après chaque run.

Malgré les douleurs dans les jambes dues à la répétition des courses, je termine ce challenge en me sentant plus énergique. Je savais déjà que le sport est bon pour la santé mais je peux encore vous en donner la preuve : meilleur cardio, meilleure V02max, perte de poids, perte de graisse, meilleure énergie globale le reste de la journée, moins de cernes sous les yeux et un grand sourire !
J’ai presque retrouvé le poids de mes 20 ans. Besoin de plus de travail encore pour la silhouette (abdos paresseux).

Evidemment, ça me donne envie de pousser plus. Et je suppose que je pourrais à coup sûr (je ne disais pas ça au jour 3).
Demain sera un jour étrange. Je vais me réveiller sans me préparer pour aller courir. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.
J’avais prévu 30 jours, j’ai couru 30 jours.

Maintenant j’ai d’autres choses à préparer, j’ai d’autres défis à relever et aussi reprendre l’entraînement sur longue distance pour peut-être tenter les 60 ou 100km un jour.

Mais je me souviendrai longtemps de celui-ci !

S’il y a une chose à retenir

« Si le premier essai a échoué

Donne-toi une autre chance

N’abandonne jamais

C’est possible, je le jure ! »

2020 © Nicolas MARIE

2020 © Nicolas MARIE

A plus tard pour d’autres challenges sportifs !

Enjoy sport and challenge your limits !

Merci d’avoir lu jusqu’ici !
Si vous avez des questions, des commentaires, ou des pensées à partager, laissez-moi un message ! J’y répondrai ! 🙂

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